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  • Photo du rédacteurGinette Forget

La JOIE pour rien...

La Joie pour rien, il n’y a pas besoin de condition ni de contexte.

C’est la Joie, parce que c’est ce que nous sommes.


On a souvent pensé que la joie devait être notre état de chaque instant, et quand

on n’est pas joyeux, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ce n’est pas de

cette joie là dont je parle ici. Cette joie là, c’est quelque chose qui est conditionné

par quelque chose d’extérieur. Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, ce matin

je retrouve des personnes que je n’ai pas vues depuis longtemps, il y a de

l’excitation qui est là, cette joie est aussi conditionnelle dans l’instant.


Cette joie dont je veux parler est une joie qui est là sans condition. Cette joie peut

être parfois très silencieuse, très sérieuse parce c’est une joie qui porte de

l’intérieur.

Je n’ai pas passé l’été dans des extrêmes d’expression de joie, mais dans une joie

beaucoup plus profonde, beaucoup plus tranquille.

J’ai la chance ici d’avoir une piscine, il a fait très beau ; alors, j’ai passé beaucoup

de temps près de la piscine, très silencieuse, à lire, à ne rien faire dans cette joie

sans rien, sans condition, sans raison ; simplement être là et profiter de l’instant.

C’est extraordinaire de profiter de chaque instant, de profiter de ce qui est là, de

goûter sans condition, de prendre le temps, déjà.

Prendre le temps, c’est extraordinaire.

Avoir du temps...

Prendre le temps...

Là, je sens que l’excitation diminue, ÇA se pose en moi...

Et la Joie est toujours là.

C’est beau ça, n’est-ce pas ?

Je peux être très sérieuse... et avoir cette Joie profonde.


Cela peut même être dans des moments plus difficiles où on vit quelque chose de

beaucoup plus intense, où on vient d’apprendre une nouvelle et où,

temporairement, on semble quitter cette joie. Mais cette joie ne nous quitte pas.

C’est de cette Joie là dont je parle.


C’est une Joie très profonde, cette Joie d’exister.


Bien sûr, cette joie extérieure, cette excitation que je ressens maintenant de vous

retrouver, elle est là et elle est importante aussi. La joie de repartir en tournée cet

automne alors que je ne l’avais pas du tout programmé ni imaginé. L’excitation de

tout ça est là et c’est chouette. Mais avant ça, la joie était là aussi, différente.

Après, la joie va être encore là, différente.

Différente et pareille, parce que c’est toujours de la Joie.

Dans notre conditionnement d’humain, je me souviens d’une période où je

m’imposais cette joie extrême artificielle. Je vois encore des endroits où l’on dit

« Faites comme si vous étiez joyeux ! » Mais c’est quoi ce désir de faire comme si ?

Est-ce qu’on fait comme si on était joyeux ou est-ce qu’on laisse simplement

s’exprimer ce qui est là, tel que c’est, sans en mettre davantage ?


Est-ce que c’est plus important d’avoir l’air heureux, joyeux ou de ne pas en avoir

l’air et de l’être ?


Il n’y a pas d’effort à faire. Ici - c’est ça la beauté des rencontres - on n’a pas à être

différent de ce qu’on est. Simplement être ce que nous sommes. Point. C’est tout.

Rien d’autre. Être nous-même.

Cela veut dire que si on n’a pas envie de sourire, si on n’a pas envie de parler, c’est

OK. Cela ne veut pas dire qu’on est mal, ça veut simplement dire qu’on est

intériorisé. Et si on est mal, c’est OK aussi. Si on n’a pas envie d’en parler, c’est OK

aussi. Si on a envie d’en parler, c’est bien aussi.

En fait, c’est arriver à accueillir complètement ce que nous sommes, au moment où

nous le sommes. Rien d’autre.


Respirer

Être là

Authentique

À l’écoute de ce qui est là

Sans effort

Sans attente

Sans avoir besoin d’exprimer ou de paraître ce qui n’est pas

ÇA, c’est un énorme cadeau


Et de cet espace où plus rien n’est imposé, où on ne s’impose plus rien, ici en Soi,

arrive ÇA, ce souffle de détente.

Le simple fait de sentir que l’on peut être Soi, au-delà d’une apparence, je pourrais

appeler cela de la Joie à ce moment-ci.

De la Joie, parce que c’est hors de tout conditionnement.

C’est ÇA.


Lorsque j’entre dans cet espace où je peux vraiment être moi, me sentir libre,

sentir ce qui est là, goûter ÇA, même si ce que je goûte peut sembler ne pas être

ma préférence, dire Oui à ÇA aussi.

C’est là que je me sens libre et joyeuse car à cet endroit précis, je sens que je suis

fidèle à moi-même, que je suis en total accord avec ce qui est là, et quand ÇA

arrive dans cette verticalité (comme je l’appelle), tout ce qui n’est pas ÇA quitte. ÇA

fait de l’espace. Un peu comme si on prenait une grande respiration et que la Joie

se situe là, dans cette vaste inspiration. Elle se situe dans ÇA. Quand j’arrive à

sentir cette respiration qui se fait en moi, sans condition, sans attente, sans rien

d’autre que de reconnaître Ici-Maintenant, la seule réalité qui soit, c’est un sourire

intérieur qui arrive.

Et ÇA peut être au cœur de la tourmente, au cœur de la tristesse, au cœur d’une

grosse émotion où je prends Un instant pour passer de cette horizontalité à cette

verticalité et revenir ici, en Soi ; et m’occuper de cette unique respiration, pendant

un instant.


Revenir Ici, dans cet axe-là et, de respiration en respiration, entretenir ÇA.


VOIR qu’au-delà de tout ça, je peux rester là, en Soi. Cela ne veut pas dire de nier

ce qui se passe, cela veut dire de porter un regard, une certaine distance avec ce

qui se passe. De mon point de vue, ça veut dire s’occuper davantage de ce qui se

passe, s’il se passe quelque chose, parce que je reviens Ici, à l’essence même de Ce

que je suis, de Ce qui est.


Pendant ce moment, je reste là. Et, en restant là, je ne fais qu’éclaircir, enlever les

voiles qui masquent émotivement - ou visuellement, peu importe - cette vision plus

élargie de Ce qui est.

C’est un très grand Prendre soin de ÇA, prendre soin de Soi.


Si on pouvait développer cette habitude, aptitude à revenir Ici, en Soi, notre vie

serait beaucoup plus douce, plus facile, plus joyeuse de là (en Soi), dans cette

Conscience, finalement, que nous sommes déjà ÇA et que, tout ce qui n’est pas ÇA,

tous ces événements qui nous arrivent, ne font que passer. Ils ne font que passer.

Plus je vais dire Oui à ÇA, à l’évènement, plus je vais accueillir dans l’instant

l’émotion, la sensation qui est là, face à ça, plus ça passe... et ça passe... et ça

passe... Mais ÇA reste.

Et ÇA, qui reste, ÇA m’amène beaucoup de Joie.


C’est une grande Joie, c’est une sécurité de pouvoir s’appuyer Ici, en Soi et de

sentir que, profondément, quoi qu’il se passe, je peux revenir là, me poser là,

embrasser tout ÇA et faire confiance à ÇA.


Extraits de la vidéo : La JOIE pour rien...

Transcrite avec Amour par Dominique Lahaut




Photo : Wendy Syer



La JOIE pour rien...



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